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Paris 17ème : Gloire aux Roux, au Musée national Jean-Jacques Henner

Publiée le 05/03/2019

 

Le roux et donc les roux, sont à l’honneur d’une exposition intitulée « Roux ! » qui leur est dédiée au Musée national Jean-Jacques Henner. Il faut dire que la rousseur est partout présente pour ne pas dire presque exclusive, dans l’œuvre du peintre. C’est d’ailleurs ce « fil roux » qui a initiée la conception de cette exposition, fournissant par ailleurs un joli prétexte à évoquer une couleur qui, en positif comme en négatif, ne laisse jamais personne indifférent.

 

Légendes sur la flamboyance

Depuis la nuit des temps, les roux sont l’objet de discriminations en tous genres allant du simple regard appuyé ou désapprobateur à la pure et simple stigmatisation et son cortège de comportements discriminatoires, selon les termes qu’affectionne la société actuelle.

Peaux infiniment pâles souvent marquées d’une multitude de taches (de rousseur), chevelure incendiaire, la personne rousse ne représente pas seulement un autre inattendu, inhabituel et sortant des sentiers communs balisés par les « bruns » et la déclinaison des « châtains » allant jusqu’au blond même. Le roux est de fait fort rare, avec un petit 2% de représentation à l’échelle de la population mondiale, et pour une grande majorité concentré dans les pays du Nord et en Europe de l’Ouest. Rareté rime donc avec étrangeté.

Qu’ont donc les roux de si différent ? Un tas de choses qui part de caractéristiques physiologiques bien réelles pour s’envoler vers l’imaginaire magnifié ou tomber dans de ridicules préjugés.

 

Un gène, des sorciers ou des dieux et des beautés fatales

A l’origine est un gène mutant que doivent porter les deux parents d’un (futur roux). Celui-ci ne date pas d’hier puisqu’il serait apparu entre 80 et 30 000 ans avant Jésus Christ. Et sa présence dans le code génétique des deux parents ne garantit pas pour autant la rousseur de leur enfant. Bref, le roux est définitivement une couleur d’une rareté telle qu’elle induit rapidement un mystère et en tant que tel, fascine autant qu’il fait, finalement, un peu peur. A minima, le roux est suspect.

Rien d’étonnant donc à ce que, selon les époques, il ait été tour à tour adulé ou honni. Difficile, vraiment, de sortir du cadre établi par les normes sociétales. De ce fait, rien de surprenant non plus à ce que la rousseur ait inspiré nombre d’artistes séduit par la lumière des peaux diaphanes autant que par la couleur de braises de femmes qui deviennent alors de véritables muses. Rimbaud, Beaudelaire mais aussi les peintres pré-raphaëlites ont élevé le roux aux nues, et bien sûr le peintre Jean-Jacques Henner.

 

Hommage à la rousseur

L’exposition « Roux ! » est donc un hommage flamboyant à la beauté rousse, à travers un peintre qui en fait l’étendard de son œuvre. Car sur les toiles de Jean-Jacques Henner, la rousse est partout présente, ce qui questionne la personnalité de l’artiste autant que le travail du peintre, faisant naturellement sienne la sanguine, sur des dessins jusqu’alors conservés dans les réserves du musée.

Stimulée par la photographe Geneviève Boutry (une rousse naturellement), partie en à la rencontre de roux et rousses aux fins d’un livre, l’exposition sort aussi de l’œuvre d’Henner pour évoquer d’autres sources de rousseur : évoquons par exemple le regretté David Bowie et sa rouge chevelure d’un temps, ou encore des créations de couturiers en hommage à l’irradiante Sonia Rykiel et jusqu’à ses masques prêtés par le Musée du Quai Branly Jacques Chirac, sans oublier Spirou ou encore Poil de Carotte et quelques citations littéraires comme ce magnifique poème de Charles Beaudelaire intitulée « A une mendiante rousse ».

Une exposition originale qui a de quoi nous faire voir « roux » !

 

« Roux ! De Jean-Jacques Henner à Sonia Rykiel » - Exposition

Jusqu’au 20 mai – Tous les jours de 11h00 à 18h00

Musée national Jean-Jacques Henner

43, avenue de Villiers à Paris 17ème arrondissement.

 

Comment s’y rendre ?

En métro : ligne 3 (station Wagram ou Malesherbes)

 

 

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